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Contribuţii la problema genezei raporturilor feudale în Transilvania în lumina cercetărilor arheologice de la Alba Iulia / Contributions au problème de la genèse des rapports féodaux en Transylvanie à la lumière des recherches archéologiques d'Alba Iulia

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Limba de redactare română
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Excerpt En se fondant sur les résultats exceptionnels fournis par les recherches archéologiques entreprises à l'occasion de la restauration de la Cathédrale catholique d'Alba Iulia (monument du ΧΙΙΙe siècle), l'auteur réexamine sous le rapport historique l'hypothèse de l'existence au haut moyen âge, dans le sud de Transylvanie, d'une formation politique autochtone antérieure à la pénétration hongroise. Finalement, sur la base de témoignages archéologiques incontestables, il démontre l'existence d'une telle formation aux IXe—Xe siècles. En effet, les fouilles ont mis au jour un site de type Dridu, caractéristique pour le IXe siècle, qui a probablement pris fin au début du Xe siècle par un incendie. L'existence de ce site, qui est corroborée indirectement par des sources historiques byzantines et hongroises, est révélée par la présence d'une église du type rotonde, avec abside en hémicycle, type commun sur les territoires où, aux IXe et Xe siècles, le missionarisme byzantin fut particulièrement actif (par exemple, la Grande Moravie et le territoire pannonien). Ce premier édifice fut surmonté par la suite de deux autres monuments religieux: l'un (une nef terminée par une abside en hémicycle) de la première moitié du XIe siècle, l'autre (une basilique à trois nefs à abside également en hémicycle) datant de la seconde moitié du même siècle. Ces deux monuments, qui sont les plus anciennes constructions ecclesiatiques romans sur le sol de la Transylvanie, constituaient le symbole de l'occupation délibérée, systématiquement organisée, du territoire, à la suite de la première campagne militaire du roi Etienne Ier dans le sud de la Transylvanie, achevée en 1004, puis de celle du roi Ladislas dans la seconde moitié du XIe siècle. L'emplacement choisi pour ces édifices est caractéristique pour la pensée politique féodale, démontrant une fois de plus ici, à Alba Iulia, la volonté de détruire une ancienne tradition, celle d'un monde roman qui, au Xe siècle encore, était profondément attaché à l'Eglise byzantine.
Paginaţia 343-351
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Titlul volumului de apariție
  • Muzeul Naţional; II; anul 1975